Les cols alpins – les artères vitales du village de montagne de Conches

Je suis un obstacle à l’horizon. Je change votre perspective. Je vous oblige à choisir. En me suivant vous arriverez au but, mais il faudra adapter votre vitesse, prendre tous mes virages. Avancer lentement et monter en lacets jusqu’au col. Vous y arriverez ! Je suis votre col.

Les cols au bout de la vallée de Conches sont très hauts. Celui du Nufenen est même le plus haut de suisse avec ses 2478 m d’altitude. Sa route n’a été construite qu’en 1968. Par contre, celles qui grimpe à la Furka à 2456 m a été ouverte en 1865 déjà et celle du Grimsel en 1895.

UN DÉBLAYEMENT DIFFICILE

Chaque printemps ça recommence. Il faut compter bien quatre semaines pour ouvrir les routes par les cols à la circulation des motards, des automobilistes, des cars postaux et des cyclistes. Une douzaine de machines de chantier sont nécessaires pour déblayer la couche de neige qui atteint parfois dix mètres. Et puis il faut à chaque fois remettre en place la signalisation et les glissières de protection le long de la route.

MONTER AUX COLS

Les transports publics, le vélo, la moto ou la voiture vous permettent de passer par les cols. Les virages serrés font le bonheur des motards et ils sont un défi pour les cyclistes qui y montent par centaine tous les weekends. Et il est possible d’en enchaîner plusieurs lors d’un tour dans les Alpes.

REPÈRES HISTORIQUES

Pendant de longs siècles, mes habitants assuraient le transport des marchandises à travers les cols du Grimsel et du Gries avec leurs mulets. Ce commerce était réglementé dans les moindres détails par des accords comme celui de 1397. Les gens d’Obergesteln y promirent de veiller à l’entretien des infrastructures et du chemin et de garantir la liberté de commerce. On acheminait vers l’Italie et le marché de Domodossola principalement du fromage et du bétail, mais également du tabac, des peaux, des médicaments et des outils. Dans le sens inverse on transportait du vin, du riz, des épices, de l’huile d’olive et de la quincaillerie. Au 18e siècle, jusqu’à 45 pourcent des muletiers étaient originaires de la région de Conches. 2500 mulets par année passaient alors par les cols du Grimsel et du Gries. L’ouverture du tunnel ferroviaire du Gothard en 1882 mit un terme à ces transports à dos de mulet, mais les cols de Conches méritent toujours une excursion.

E-Mail